Ce blog est parfois au second degré, merci de ne pas tout prendre littéralement et d'en tenir compte si vous devez laisser des commentaires.

lundi 18 juin 2012

Merci



Je tiens à vous remercier, vous qui avez été fidèle à ce blog au cours des six derniers mois. Sa finalité était de réveiller certaines consciences durant cette campagne et de faire le peu qui était en mon pouvoir pour orienter les choses dans la bonne direction.

J’ai encore en mémoire les déclarations de certains commentateurs horrifiés par la perspective qu’avec Marine Le Pen à la tête du FN on reprenait du Le Pen pour vingt ans. Ce soir ils doivent s’arracher les cheveux en réalisant qu’avec Marion Maréchal Le Pen c’est reparti pour au moins 40 ans.

Mais il ne faut pas se voiler la face, ces résultats s’ils ont une portée symbolique et relèvent, ne nous y trompons pas, d’un véritable exploit, dénotent surtout que, malheureusement, nombre de français sont encore hors de portée du raisonnement et du bon sens ce qui les conduit à se tromper d’ennemi. Des gens qui, comme le disait feu mon professeur de trompette lequel ne s’embarrassait guère de convenances : «se rendront compte qu’ils sont dans la merde quand ils auront le nez dedans ! ».

Ce qui est effrayant dans la démocratie c’est que les élus ne sont que le reflet de la « sagacité » de ceux qui les élisent.  Le fait qu’Angela Merkel ne s’embarrasse même plus de faux-semblants pour nous traiter de « médiocres » nous donne quelques indices sur le nouveau palier que nous avons atteint.

Bien sûr tout le monde n’est pas à mettre dans le même sac et il est des gens qui méritent que l’on se batte pour eux, mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, il est trop tard pour une stratégie de long terme quand la catastrophe est pour demain.

A partir d’aujourd’hui, donc, ce blog ne sera plus alimenté que ponctuellement car on vient d’en prendre pour 5 ans, on a laissé tous les pouvoirs à des incapables et il n’y a plus rien que nous puissions faire ou dire pour les empêcher de nous conduire droit dans le mur…dans ces conditions une chronique quotidienne me semble beaucoup de travail pour pas grand chose.

Merci encore et bon courage à tous !

dimanche 17 juin 2012

Tout à fait, Thierry!



Je me rends compte que j’aimais bien Thierry Roland. D’ailleurs, tout le Monde aimait bien Thierry Roland. Mais quelle a été la contribution de ce type à quoi que ce soit ?

Il vivait dans un monde parallèle où la chose la plus importante est une sphère en cuir remplie d’air que 22 bonhommes se disputent sur une pelouse avec pour seul but de l’envoyer dans un filet.
Son rôle à lui c’était de décrire, non pas à d’éventuels malvoyants, mais à des téléspectateurs avec des yeux ce qu’ils étaient en train de regarder. Fonction quelque peu superfétatoire sauf à y voir la volonté d’éviter que, contrairement aux supporters présents dans les gradins et qui au moins partagent quelque chose, lesdits téléspectateurs ne se sentent un peu cons, tout seuls devant leur télé, à regarder rouler un ballon en silence pendant deux mi-temps de 45 minutes.

Il était là pour partager avec nous de «grands moments» durant lesquels, si on se faisait toujours entuber par les politiques et la finance, au moins on était contents parce que la France avait gagné (si, si! Des fois, quand même...)
Gagné quoi au juste ? Pour ceux qui en vivent et les joueurs : quelques millions, pour les publicitaires : une vitrine pour placer des produits inutiles, pour les politiques : un peu de paix sociale et pour les autres : une gueule de bois du lendemain et le reset d’une nouvelle compétition avec remise du titre en jeu.

Je pense qu’il a gagné pas mal d’argent, beaucoup voyagé gratos, pas trop transpiré et pu vivre de sa passion. Tant mieux pour lui. Comme il l’a dit en 1998 « Après avoir vu ça on peut mourir tranquille.. » et c’est ce qu’il a fait après avoir bien servi le système qui se sert du football comme religion de substitution pour focaliser vers des voies de garage les frustrations du consommateur-chômeur lambda. «Panem et circences» et bientôt, faute de «panem», «circenses» tout court.

Tout ça pour dire que s'il mérite une larme nostalgique, un deuil national fusse-t-il médiatique est quelque peu exagéré. Ceux qui le pleurent, pleurent surtout un repère présent à tous les matchs depuis leur tendre enfance et l’illusion rassurante que certaines choses ne changent pas. Malheureusement, non seulement les choses changent mais elles changent dans le mauvais sens. Vous avez une occasion d’interférer avec la fatalité en votant "Rassemblement Bleu Marine". Bougez-vous, les matchs ne commencent qu’après la fermeture des bureaux de vote ...

samedi 16 juin 2012

Et si c'était vrai?



Il ne faut jamais vendre la peau du député avant de l’avoir élu donc je me garderai d’un trop grand optimisme. Il ne faut pas oublier que l’obstacle à surmonter est énorme compte tenu du mode de scrutin, mais on sent qu’il se passe quelque chose et que la parole se libère.

En outre, pour une fois, la chance s’en mêle :

La socialiste se maintient dans la circonscription de Valérie Laupies.

Marion Le Pen bien qu’encore un peu légère sur l’argumentaire et pas vraiment avare de «voila !» et  «excusez-moi !» a complètement ridiculisé son adversaire lors d'un débat surréaliste. Ce brave homme, absolument caricatural et visiblement paniqué, s’est comporté comme un chien agressif à qui on veut piquer son os, s'en prenant au journaliste, multipliant les attaques ad hominem et les procès d’intentions et exhibant à tout bout de champ des papiers illisibles devant les caméras. Son adversaire, toute sourire, et dans un style diamétralement opposé, se contentait de donner, au besoin, les sites web sur lesquels on pouvait vérifier ses allégations

C’est bien parti aussi pour Marine Le Pen,  sur le papier en tout cas : son adversaire refuse de débattre, s’absente quelques jours pour soutenir son fils pendant ses examens et, cerise sur le gâteau, l’épouvantail Mélenchon revient.

Si encore le « pauvre » hère politique arrivait à soutenir le candidat PS (apparemment ectoplasmique), on comprendrait peut-être sa présence, mais il ne peut pas s’empêcher de lui casser du sucre sur le dos.

Cette impossibilité mentale à admettre et accepter que les gens ne veulent pas de lui et qu’en plus c’est de sa faute, finit par créer comme un malaise. Dans son monde fantasmé il se voit certainement comme un capitaine opiniâtre qui coule vaillamment avec son navire, acclamé par la foule,  alors que dans la réalité, il a les deux pieds dans une cuvette dont quelqu’un de plus miséricordieux que les autres va finir par tirer la chasse dans l’indifférence et la lassitude générale afin d’abréger ses souffrances.

Le plus déplorable c’est qu’il n’a aucun respect pour les gens qui ont cru non pas en lui, mais dans les idées qu’il défend et qu’une possible troisième défaite par association qui lui sera certainement attribuée, encore une fois à raison, pourrait enterrer définitivement.

Pire, alors que le Front National a su faire la preuve par les urnes de sa respectabilité, Jean-Luc Mélenchon par son attitude agressive et son intolérance n’a réussi qu’à rappeler de manière sonore et visuelle à ceux qui l’avaient oublié que le Front de Gauche est lui aussi historiquement et doctrinalement un candidat sérieux à la diabolisation (et la nature a horreur du vide).

Ça se présente bien donc et ce d'autant plus que Collard, Philippot et d’autres ont aussi leur chance et que quelques surprises sont toujours possibles. Ainsi, dans mon petit département, j'ai droit à un duel inattendu entre d'un côté une sortante de la majorité (accessoirement ministre) réputée devoir son ascension fulgurante à une partie de son anatomie moins rigide que sa boîte crânienne et aux faveurs d'un potentat local et de l'autre une jeune mamie bien sympathique du FN. Cinq députés n’est donc plus un score inenvisageable mais ça resterait quand même un sacré exploit.

vendredi 15 juin 2012

Problèmes de robinets



Sachant que 100 milliards d’euros ont été débloqués pour sauver le système bancaire espagnol et que 20% de cet argent a été versé par l’Italie qui, selon les termes de l’accord, a dû prêter aux banques espagnoles à 3% de l’argent qu’elle a dû emprunter sur les marchés à 7% combien de temps faudra-t-il pour que l’Italie soit attaquée ?

Sachant que la BCE a une exposition de 444 Milliards aux dettes des Pays « renfloués » et que ces derniers, qui ne sont déjà plus en mesure de rembourser, vont devoir être renfloués à nouveau (si l’on considère que les 100 milliards versés à l’Espagne n’ont calmé les marchés qu’une demi-journée) combien de temps faudra-t-il à la BCE pour faire faillite sachant que les prêts sont consentis pour trois ans ?

Question piège : sachant que tous les pays de la zone euro sont endettés (y compris l’Allemagne à hauteur de 1700 milliards) combien de pays insolvables faudra-t-il pour construire une Europe solvable par la mutualisation de la dette ?

Sachant que le salaire horaire au Bangladesh (vers où la Chine délocalise) est de 0,33 € charges comprises contre 32,1 € en France, de combien faudra-t-il baisser les charges des entreprises pour être compétitifs ?

Sachant que la plupart des biens de consommation sont produits à l’étranger et que les marchandises sont en libre circulation, de combien faudra-t-il augmenter le SMIC en France pour espérer le retour à la croissance ... en Chine ?

Sachant que, selon certaines sources, l’immigration rapporte 12 milliards par an et que notre dette est de 1700 milliards, combien faut-il faire venir d’immigrés supplémentaires pour la rembourser intégralement ?

Sachant que le Front National propose l'arrêt de l'immigration, un rééquilibrage concurrentiel par des écluses douanières, la possibilité d'emprunter à taux zéro à la banque de France pour rembourser la dette et de sortir des griffes de l'Europe de Bruxelles et de ses technocrates corrompus ou pire, incompétents... quand tous les autres veulent plus d'Europe et que seulement 18% des électeurs ont voté pour lui, combien d'électeurs n'ont encore rien compris?

jeudi 14 juin 2012

Ton univers impitoyable...



J’ai déjà eu l’occasion de dire que j’aime bien notre première « ??? ». Le scud d’anthologie qu’elle a envoyé à Ségolène Royal a été, après la tête décomposée et hirsute de Mélenchon, le deuxième rayon de soleil de ma semaine. Comment tuer quelqu’un en 22 mots ou 135 caractères.

Au-delà de l’hypothèse, hélas pas totalement irréaliste, d’une bataille pour garder la télécommande de la poupée président, qui parle et qui fait pipi, et de celle, qu’on voudrait nous vendre, d’un crêpage de chignon pour le cœur du bel adonis frappé par la foudre à défaut de la grâce, je m’interroge.

Hollande ne pouvant pas désavouer officiellement la mère des quatre enfants qui lui sont attribués tout en pouvant difficilement envisager de passer 5 ans avec les noisettes entre le marteau et l’enclume (je laisse à chacun le soin de déterminer qui est qui) on pourrait aussi imaginer qu’il a vaillamment chargé Walkyrie Valérie de prendre les coups à sa place.

Il n’a pas objectivement d’image à défendre, il y a longtemps que le ridicule a renoncé à le tuer et globalement cet épisode lui confère un côté plutôt sympathique. Notre première « ??? » n’est ni une collégienne, ni une imbécile, quant à notre bien-aimé président … il ne faut pas forcément se fier aux apparences. Je le crois donc tout à fait capable d’avoir organisé le coup.

Qui plus est, il faut à tout prix distraire l’opinion encore quelques jours et détourner son attention des nouvelles catastrophiques qui nous viennent des marchés. La droite aussi est contente car ça lui évite de trop s'étendre sur sa position vis-à-vis du FN. Les journalistes aussi sont contents de ce gros poisson qui vient se jeter tout seul dans leur épuisette. Les gens aussi sont contents parce que ça les fait marrer et qu'au contraire de l'économie et de la politique voilà au moins un sujet qu'ils comprennent. Que dire de Martine Aubry qui voit s'éloigner une empêcheuse de trafiquer les décomptes en rond dans les votes internes au PS? Même les petits oiseaux sont contents à la perspective de cet immense perchoir vide à l'assemblée nationale.

Bref, à part Ségolène qui de toutes façons n'est jamais contente, tout le monde est content.

mercredi 13 juin 2012

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette



A ceux qui l’auraient oublié, il convient de rappeler que le jeu politique est avant tout un jeu. Certes on joue avec la vie de millions de gens, mais on joue. Parfois il faut savoir jouer tactique sous peine de voir les idées que l’on défend prendre la poussière sans jamais être mises en pratique. Le piège étant de tomber dans l’excès tacticien et de bafouer ces mêmes idées que peu à peu on va perdre de vue pour devenir au final un parti, comme tant d’autres, vidé de sa substance.

J’avais un peu peur que le FN tombe dans ce piège à l’occasion d’un entre-deux-tours semé d’embûches. Force m’est de reconnaître qu’il n’en est rien et que c’est tactiquement très finement joué. La liste « noire » sera aussi cruciale pour l’avenir que le nombre de députés. Si tous les heureux nominés sont éliminés, un vent de panique va souffler à droite (et même à gauche) et beaucoup y regarderont à deux fois avant de se lancer dans une diatribe assassine contre le FN.

Même si le grand Chelem n’est pas réalisé, on pourra toujours arguer qu’une consigne explicite à voter contre n’a pas été donnée et il suffira que NKM, laquelle a eu droit à ce traitement de faveur, serve d’exemple pour obtenir un effet quasi similaire, c’est donc à double détente.

Parallèlement les gestes de mansuétude à l’égard des convertis sur le tard (très tard) à la Morano et le retour probable d’ascenseur aux municipales à ceux qui seront allés plus loin en dépit des foudres de l’UMP rendra intenable toute position des appareils visant à ostraciser le FN, aucun député ne souhaitant se tirer une balle dans le pied.

Les irréductibles qui ne mangent pas de ce pain-là, profiteront vraisemblablement de la place laissée par feu Bayrou pour recréer un pôle centriste "républicain" autour de Borloo et l’UMP explosera en vol (pour ceux qui se demandent encore pourquoi le PS a été si méchant avec le pauvre béarn(i)ais).

Si le FN parvient à avoir des députés, il n’est pas exclu que d’autres nationalistes solitaires viennent grossir ses rangs après coup et qu’il parvienne finalement à obtenir un groupe parlementaire autour duquel une nouvelle scission de ce qui restera de l’UMP pourrait alors se faire.

Ça ne va pas forcément nous sauver, mais il est clair qu’avec Marine Le Pen, Phillippot et Collard, s’ils étaient élus et pour ne citer qu’eux,  il y aurait de sacrés cailloux dans les godillots de l’assemblée et c’en serait fini des réformes passées en douce dans la torpeur générale. Dans ce monde de la communication et des apparences qui est le nôtre, je doute que les socialistes qui ont bien l'intention de nous faire avaler un certain nombre de couleuvres voient cela d’un très bon œil

mardi 12 juin 2012

Pourquoi autant de haine ?



S’il est un mot qui est devenu à la mode, c’est bien le mot "haine". La haine se définit comme une violente aversion contre quelque chose ou quelqu’un jusqu’à chercher sa destruction sans parfois même, une bonne raison objective.

Le problème c'est que cette haine est toujours à double tranchant et que, lorsque l’on colle cette étiquette à quelqu'un, cela dénote bizarrement de notre part une certaine aversion et une envie de détruire sans forcément d’autre raison qu’une extrapolation sur de sombres pensées susceptibles de se cacher derrière des mots ou des actes.

Il est toujours bon à cette occasion de rappeler la citation biblique de la paille et de la poutre.

Je suis allé me balader sur quelques forums du Front de Gauche et sur Agoravox (je sais, c’est redondant !) et ma foi les chaudes larmes qu’ils versent, et qui font peine à voir, ont du mal à s’écouler à cause de ces énormes poutres qui leur obstruent, entre autre chose, la vue. S’ils ont perdu c’est à cause des autres et surtout du « F.HAINE »… Les pauvres !

Mais bon, au moins eux, ils croient dans les conneries qu’ils racontent. Que dire en revanche des socialistes qui utilisent les mêmes salades pour des raisons beaucoup moins louables. Pourquoi autant d’acharnement à faire battre les candidats FN qui n’auront au mieux que quelques députés ?

Simplement parce que s’ils ont obligés de rejeter en permanence des amendements émanant de la soi-disant «extrême droite» et que ceux-ci s’avèrent être plus sociaux et anticapitalistes que tout ce qu’ils pourront jamais proposer, le masque va tomber définitivement et il deviendra évident même pour les bobos (les classes populaires l’ont déjà compris, elles) que ce parti n’a de socialiste que le nom et qu’il est en fait ouvertement capitaliste et mondialiste dans le plus mauvais sens du terme.

Le cas de Marion Maréchal Le Pen est emblématique car non seulement le retrait probable de la candidate socialiste visera à éliminer la candidate FN mais également à éviter que ne soit remis sur le tapis, du fait du lieu hautement symbolique, le coup Monté de Carpentras, désormais fait établi. Cet évènement est à l’origine de la diabolisation du FN, elle-même consécutive à un vent de panique socialiste à la suite d’une intervention télévisée dans laquelle Jean-Marie Le Pen, en pleine ascension, poussé dans un premier temps par un Mitterand qui pensait l’utiliser mais qui avait perdu le contrôle, avait été beaucoup trop bon.

Quelles que soient vos opinions politiques, il n’y a strictement aucun risque à voter FN dimanche prochain. Au pire la «bête immonde» se révèlera sous son vrai jour, les choses seront claires et elle disparaîtra, au mieux la bête immonde se révèlera sous son vrai jour mais ce ne sera pas le FN. Dans tous les cas, la démocratie sera gagnante.

lundi 11 juin 2012

Un petit tour et puis s'en vont...

Mélenchon défaite


Comme d’habitude, je suis déçu mais pas surpris.

La logique voudrait que le FN recueille au moins 2 sièges et probablement plus.  Je ne doute pas que les appareils politiques vont tout faire pour que cela ne se produise pas mais ils vont être un peu coincés aux entournures car, à part quelques gueulards du Front de Gauche lesquels, grâce à la déculottée méritée de leur leader charismatique, vont un peu la mettre en veilleuse sur les marchés, personne n’ose plus parler de Front Républicain contre le FN, notamment à droite face au basculement sensible de son électorat sur le sujet.

Compte tenu du fort taux d’abstention, on peut considérer que les voix qu’a recueillies le FN sont le fait d’un noyau dur de personnes convaincues, ce qui, vu sous cet angle, représente un pourcentage élevé susceptible de faire appel à un réservoir de voix important parmi les « juste contestataires » qui eux, se sont abstenus, preuve qu’ils n’ont pas vraiment conscience des enjeux.

Ce score est certes encourageant dans la perspective de construire quelque chose sur le long terme, le problème c’est que le temps va manquer dans un bateau France (Monde ?) qui coule à pic et alors que l’action doit être menée maintenant.

Les Français dans leur ensemble n’ont toujours rien compris et, compte tenu des évidences qui devraient leur sauter aux yeux, le fait qu’ils n’arrivent pas à en tirer les conclusions qui s’imposent conduit au triste constat qu’ils n’en ont plus la capacité. La déstructuration volontaire de la pensée et du raisonnement par une scolarité pervertie, un système médiatique tordu et un conditionnement au nombrilisme émotionnel ont porté leur fruit condamnant à l’aveuglement de générations entières.

En dépit de 5 ans de Sarkozysme catastrophiques, le nombre de ceux qui tendent encore le tube de vaseline fait froid dans le dos, autant que la multitude qui pense que le fond du problème réside dans la marque de ladite vaseline et que le vote à gauche va les sauver.

La gauche n’est pas mieux que la droite et les belles promesses vont faire long feu dès le soir du 17 juin.

Dans un premier temps on va découvrir avec des airs de vierge effarouchée que le bilan laissé par la droite est bien pire qu’escompté, la crise va s’aggraver et l’on nous dira la larme à l’œil qu’on est obligé de faire des économies. Mais ce n’est pas grave car en réalisant enfin l’Europe fédérale économique et politique dont Hollande rêve, ça ira mieux demain. Si le changement c’est pour maintenant, la croissance c’est pour demain, promis, à condition qu’en échange nous acceptions de sacrifier quelques acquis sociaux et supprimer le CDI qui nuit à la flexibilité des entreprises et à la compétitivité. 

Pour faire passer tout ça, on aura certainement doit en prime à quelques petits bisous de notre serial kisser, ça ne se refuse pas.

dimanche 10 juin 2012

Croisons les doigts



Pendant que notre président normal fait des bisous à droite à gauche (plutôt à gauche d’ailleurs) et que nos soldats continuent à se faire canarder en Afghanistan nous voici au premier tour de ces législatives dont le seul évènement, à en croire les journaux, aura été la bobine déconfite du pauvre Mélenchon que des méchants ont traité de nazi par tract virtuel (voir illustration).

Qu’il se rassure ce brave homme, tout surpris apparemment de se retrouver à son tour du mauvais côté de cette invective dont pourtant il use et abuse de par le droit sacré que lui confère sa cravate rouge, en France, aujourd’hui, être nazi, ça veut juste dire ne pas être d’accord avec celui qui parle et ça ne vexe plus personne. De plus c’est pratique comme méthode si l’on compare à avant, quand il fallait encore discuter et confronter des arguments pour mener un combat politique, ce qui était parfois fatigant. 

En outre, et c’est un avis personnel, c’est d’autant plus un moindre mal que, paradoxalement, je trouve que la frange et la petite moustache rétro lui adoucissent un peu les traits. Il en a d’ailleurs bien besoin au moment où l’un de ces sondages infaillibles qui le donnaient troisième homme de la présidentielle, le voit absent du second tour. Cela pourrait contribuer à dégonfler cette baudruche médiatique du Font de Gauche qui, maintenant qu'elle a servi à attirer des gogos vers le miroir aux alouettes socialiste devient plus gênante qu'autre chose pour ses alliés aux cravates roses.

De son côté le bateau Europe prend l’eau. La Grèce attend ses élections qui vont soit sonner le glas de son aventure européenne soit en faire un pays du tiers-Monde. L’Espagne après avoir dit qu’elle s’en tirerait toute seule implore une aide financière pour sauver ses banques. Les principales banques d’Allemagne ont vu leur note dégradées, les cotations de la BNP et de la Société générale s'approchent de zéro…

Malheureusement, toutes les prévisions du FN se réalisent à vitesse grand V tandis qu’en dehors des bisous présidentiels, aucune solution crédible n’est apportée ou même envisagée par le gouvernement en place. Reste à espérer dans un ultime élan de positivisme que les gens vont enfin s’en rendre compte avant de glisser leur bulletin dans l’urne. Croisons les doigts!

samedi 9 juin 2012

Manifestation



J’ai reçu dans ma boite aux lettres professionnelle un spam de la CGT (pour ne pas la nommer) qui appelait à une manifestation contre l’installation à Toulouse d’une permanence de je ne sais quel groupuscule identitaire qualifié d’extrême droite. J’essaie toujours de voir le rapport entre ce texte hargneux cosigné par le ban et l’arrière ban des associations subventionnées habituelles et une quelconque activité syndicale qui en aurait justifié l’envoi à l’ensemble des fonctionnaires d’une administration.

Le résultat va être que quelques gueulards patentés vont aller faire leur caca nerveux histoire de montrer qu’ils ne sont pas contents que ce groupe, dont, tout comme moi, ils ignoraient jusqu’à l’existence avant de recevoir le mail, ne pense pas comme eux.

Je ne sais pas si ce «Bloc Identitaire» veut imposer l’occitan comme langue nationale et obliger au port du «moucadou» ou s’il prône l’expulsion de tous ceux qui viennent de l’autre côté du canal du Midi, mais ce que je sais c’est qu’il n’est responsable ni de la crise, ni du chômage, ni de l’augmentation du banditisme ou de la recrudescence de la drogue, pas plus que de la pollution ou du réchauffement de la planète. Il ne l’est pas davantage du démantèlement des services publics, de la désindustrialisation de la France, de la crise du logement, de nos onze millions de pauvres…

Pour être gentil, je veux bien qu’on lui mette sur le dos la météo et les mauvais scores à venir de l’équipe de France de Foot, mais ça fait quand même un peu léger pour justifier une manifestation.

C’est quand même navrant de voir cette énergie gaspillée, au mépris, au passage, de la liberté de pensée et de la tolérance, contre un fascisme qui est mort depuis 40 ans tandis que se met en place tranquillement à l’échelle mondiale un totalitarisme comme on n’en a jamais connu qui se construit sur la perte des solidarités nationales et sur la dictature de la pensée unique.

C’est d’autant plus affligeant que je connais personnellement certains de ces bobos livrés en kit avec leurs œillères idéologiques qui se donnent des frissons en faisant semblant d’être des prolétaires et jouent les résistants courageux contre un ennemi imaginaire. Je croise les doigts pour que Mélenchon se prenne la claque de sa vie à Hénin-Beaumont afin que l’électrochoc qui pourrait en découler en ébranle certains que par ailleurs, et c’est le plus triste, je sais intelligents.

De la même manière, une amplification du score du Rassemblement Bleu Marine finirait de briser le rempart idéologique déjà fissuré par la crise qui empêche les Français d’accéder à cet héritage du bons sens et de la raison que Pascal nous a, parait-il, légué.

vendredi 8 juin 2012

Fahrenheit 451



Je suis tombé dans la science-fiction quand j’avais onze ans grâce à un prof de maths qui m’a prêté «la faune de l’espace» de Van Vogt, à la suite de quoi  j’ai attrapé le virus et dévoré tout ce qui me tombait sous la main jusqu’à ce que la puberté me tempère en me fournissant d’autres centres d’intérêt. Si Bradbury n’est pas un de mes auteurs préférés et de loin, force est de constater qu’il tapait parfois juste, à tel point que nous sommes déjà dans ce qu’il avait imaginé dans Fahrenheit 451.

Certes, il n’y a plus d’autodafé, mais une pression sociétale, médiatique et même juridique visant à faire disparaitre certains livres que quelques-uns d’entre nous vont devoir commencer à apprendre par cœur.

La bonne nouvelle, c’est que les œuvres complètes de Bernard-Henri Levy, en dépit de leur immense contribution à l’élévation de l’humanité, ne font pas partie du lot. On ne peut pas en dire autant de Céline, Brasillach et même de certaines œuvres de Shakespeare et de Voltaire, auteurs qui ont eu, pour certains, une piètre opinion d’une communauté pas encore sacralisée de leur temps tout en ayant l’outrecuidance d’avoir un talent difficile à occulter complètement sous les qualificatifs nauséabonds et suffisant à justifier leur droit à être lus quand-même.

Et ça encore ce sont les «gentils». Que dire par exemple de «Mein Kampf» dont, pourtant, nier l’importance historique, par son absence de tous les cursus scolaires, en tant que clé de compréhension d’un des principaux évènements du 20ème siècle est aussi absurde que d’exclure l’ancien testament de l’étude des religions?

Il ne s’agit bien sûr que d’une position de bon sens et de principe, car pour avoir essayé de le lire 2 fois, d’abord en Français, puis quelques années après, en allemand, je n’ai jamais pu dépasser la quarantième page.  Il faut dire que c’est barbant au possible et que ce cher Adolphe était visiblement aussi mauvais écrivain que «génocideur» (par comparaison, bien évidemment, aux gentils américains qui eux ont réussi à exterminer complètement ces méchants indiens attaqueurs de diligences et sauf à considérer, bien sûr, que les territoires en Palestine soient occupés aujourd’hui par des ectoplasmes).

Ceci n’enlève rien aux abominations de la guerre mais relativise la première place, sinon le monopole, en matière de souffrance humaine inexpiatoire que s’octroient certains pour s’en servir ensuite comme prétexte pour prétendre à l’impunité pour leurs propres actes abominables, quand ils en commettent, tout en mettant en place une police de la pensée pour conserver cet exorbitant privilège.

Repose en paix Ray.

jeudi 7 juin 2012

Abandon de Poste


Peu désireux de commenter les excès de vitesse présidentiels qui sont le point d’orgue de la soupe médiatique du jour et peu enclin à en remettre une couche sur la photo officielle du même président qui vaut son pesant de cacahouètes à défaut de valoir la somme, quelle qu’elle ait pu être, qu’elle a été payée, j’en suis réduit à éplucher les chiens écrasés (les peines encourues pour les gendarmes écrasés les rangeant apparemment dans cette même rubrique).

J’ai finalement trouvé cette info qui témoigne que tous les postiers ne sont pas forcément des gens de lettres et qu’ils ont parfois une atrophie cégétiste du pois chiche et une mélanchonose du cerveau : « Des postiers refusent de distribuer des tracts du FN dans le Var ».

Ils lui reprochent certainement, à cet infâme parti fasciste, d'être quasiment le seul à militer pour la réouverture des bureaux de poste en zone rurale.

Pour mesurer l’étendue de la connerie humaine, en appliquant la même logique, on peut imaginer que s’ils avaient été pompiers, ils n’auraient pas éteint les incendies chez des sympathisants FN et que s’ils avaient été docteurs, ces mêmes sympathisants auraient été bien inspirés de faire leur crise cardiaque ailleurs.

Il est clair que lesdits postiers ne seront pas sanctionnés car pénaliser une candidate du FN c’est moins grave que de ne pas distribuer à temps « télé-loisirs », c’est même presque un acte de salubrité publique. Bien sûr si un hypothétique postier FN, qui n’aurait pas été abattu à vue par ses collègues syndiqués, avait survécu assez longtemps pour refuser de distribuer des tracts du parti Socialiste ou du Front De Gauche la chose aurait été beaucoup plus scandaleuse et l’excuse que lesdits tracts n’auraient pas été sous plis fermés aurait, à juste titre, été balayée d’un revers de main mise sur les médias.

Encore une fois, le sectarisme et l’intolérance ne sont pas là où l’on voudrait nous le faire croire.

Quand on compare des vociférateurs comme Mélanchon à la cravate rouge bien mise en avant et au patrimoine moins coloré et pas vraiment prolétaire bien mis en arrière avec des personnes comme Marie-Christine Arnautu ou Valérie Laupies qui se sont impliquées depuis des années dans l’accompagnement du Handicap ou dans l’éducation dans les zones sensibles et ce bien avant leur engagement politique, on se dit que « l’humain d’abord ! » n’est pas non plus là où l’on voudrait nous le faire croire.

mercredi 6 juin 2012

Gaspillage

http://www.geeek.org/post/2010/01/30/L-Escargot-suicidaire-...-533.html


Le triste record de 12 suicides sur les voies du réseau ferré pour le seul week-end de la pentecôte m’a donné à réfléchir.

Le suicide est la cause de 10.499 morts en 2009 selon l’Inserm. Le nombre de tentatives est lui estimé à 180 000 par an. Tous ces chiffres sont à majorer sensiblement car beaucoup de suicides ne sont pas identifiés comme tels. Selon certains experts la progression est de 5 à 10% depuis trois ans.

J’ai fait partie de ces statistiques à un moment donné de ma vie suite à de graves problèmes de santé. Je ne regrette rien et la certitude (qu’on ne peut avoir qu’en ayant essayé) d’être capable de sauter le pas sans état d’âme m’a en outre libéré de toute peur de l’avenir et m’a rendu quasiment insensible à toute forme de pression ce qui, paradoxalement, me rend moins susceptible que d’autres de jamais recommencer. Toujours est-il que je considère que la possibilité de choisir d’arrêter de jouer à un moment ou un autre une partie dont on n’a pas choisi les règles, dès lors qu’il s’agit d’une décision posée et réfléchie d'un individu majeur, est une liberté fondamentale et que l’accession sous conditions à des moyens indolores et humains que connaissent et qu’utilisent pour leur compte les seuls médecins (lesquels sont également gravement touchés par le phénomène) éviterait, entre autres,  le travail pénible et hélas quotidien de ces équipes de nettoyage qui ramassent les morceaux sur les voies ferrées et de métro.

Ce qui me choque, n’étant pas religieux, ce n’est donc pas tant le suicide que ses causes et l’inutilité collective de la chose.

Dans les causes, une fois éliminées celles d’origine psychiatriques, les traumatismes liés aux accidents de la vie et les choix philosophiques, il reste les conséquences du refus d’œuvrer à la construction d’un monde meilleur par une société qui, au contraire, augmente de façon exponentielle les contraintes sur les individus et ne leur laisse pour tout exutoire, face à un avenir plus sombre que le passé, que la consommation compulsive. Consommation qui leur est d’ailleurs de plus en plus inaccessible au fur et à mesure que se resserre l’étau de la mondialisation. 

On pourrait comme préconisé par notre ministre du logement traiter le problème par la dépénalisation du cannabis et fumer un peu la moquette histoire de voir la vie en « rose » ce qui, pour des socialistes, est finalement la moindre des choses, ceci expliquant probablement cela.

On pourrait aussi mettre en parallèle, d’un côté ces milliers de personnes qui n’ont plus rien à perdre et vont mourir pour rien auxquelles on pourrait d’ailleurs ajouter tous ces gens atteints de la fameuse « longue maladie » confrontés à la perspective d’une agonie lente et inutile et de l’autre, ces quelques milliers de profiteurs corrompus et de plus en plus connus qui dans chaque pays (les fameux 1%), à l'abri d'une justice à deux vitesses, nous poussent impunément à notre perte et sont collectivement responsables de la déchéance des uns et, dans certains cas, de l’état de santé des autres.

Quand on a fait ce parallèle, chacun est libre d’en tirer ses conclusions et de se dire, perdu pour perdu, qu’il y a peut-être des façons de quitter cette terre (et pour les religieux de se damner) avec plus de panache qu'un long "bip!" sur un lit d'hôpital ou qu’une tâche de plus sur un TGV à côté des autres insectes écrasés, tout en faisant œuvre utile pour la collectivité et en évitant des retards de trains inutiles à ceux qui se sont résignés à vivre.

mardi 5 juin 2012

Très chers loyers



Hollande devait faire fléchir Poutine sur la Syrie, résultat (et c’est heureux) renvoi à ses chères études avec en prime un cours de géopolitique et une tape sur l’épaule.
Hollande devait convaincre Merkel d’accepter les eurobonds, résultat (et c’est heureux) une fin de non-recevoir bien teutonique avec en plus un cours d’économie et une tape amicale sur la joue.

Chaque jour les exemples se multiplient prouvant l’incompétence agitée de ce gouvernement heureusement tempérée par son impotence totale.

Dernière « décision » en date, l’encadrement des loyers et l’impossibilité de les augmenter entre deux locataires.

Désirant pratiquer ce que je prêche, j’ai vidé mes comptes bancaires et investi une petite partie en or et le reste dans un appartement locatif. Le but n’étant pas de faire un bénéfice, mais en bon père de famille, de récupérer une partie de mes billes "si" le système bancaire venait à s’écrouler.

J’ai, ce faisant, découvert un univers qui m’était étranger et franchement, entre les tracasseries diverses et variées, les réunions de copropriétaires, les réparations, les recouvrements de loyers parfois difficiles, les charges, les taxes et les impôts, il s’agit plus là d’un sacerdoce que d’autre chose. Un pensum chronophage que l’on s’inflige pour un revenu modique non garanti et sans plus guère, aujourd’hui, de perspectives de plus-value à la revente pour compenser.

Imaginer que rendre ce parcours du combattant encore plus contraignant pourrait faire baisser les loyers relève de l’utopie pure et ne parviendra qu’à décourager encore un peu plus l’investissement locatif.

Par contre beaucoup de propriétaires seraient prêts à baisser les loyers contre la certitude d’être payés. Un fond de garantie tel que préconisé par le FN dans son programme serait donc beaucoup plus judicieux et efficace.

En outre la priorité non seulement nationale mais aussi sociale pour l’attribution des logements « sociaux » permettrait de faire baisser la demande et d’équilibrer le marché. Il est inadmissible, en effet, que partie desdits logements soit occupée par des hauts fonctionnaires, des députés, des ministres et autres profiteurs alors que des gens qui en ont réellement besoin sont à la rue.

Sans compter que pendant ce temps, les banques ne prêtent plus aux primo-accédants et que les saisies pour impayés ne sont pas bloquées, elles, conduisant de plus en plus de gens à la location. Sans encore atteindre le paroxysme de l'Espagne ou des États-Unis où quotidiennement, les gens se suicident ou tirent sur les forces de l'ordre venues les expulser pour le compte des banques au lieu de les protéger, nous sommes clairement sur une mauvaise pente que nos chers ministres, pas vraiment miséreux, semblent incapables d'appréhender et encore moins de corriger depuis la lointaine planète dorée qu'ils habitent.

lundi 4 juin 2012

Tic-Tac!

Depuis l’avènement d’Internet, il est devenu possible d’avoir accès à des informations hors du contrôle des pouvoirs politiques médiatiques et financiers.

Malheureusement ces pouvoirs souvent désignés par le terme « l’Empire », ont pris conscience du danger et contre-attaquent violemment :

  • par la propagation massive d’information et de vidéos manipulées de façon à décrédibiliser l’ensemble du contenu du web,
  • par des faux sites de résistance visant à créer des divisions et à complexifier le message,
  • par des sites partisans, subventionnés et nombreux, prêchant la bonne parole pour marginaliser les opposants
  • par des lois visant à limiter la liberté d’expression sous prétexte de lutte contre le terrorisme, le racisme, le piratage …
  • par la subvention d’associations procédurières cherchant à détruire financièrement les personnes identifiées comme résistantes,
  • par le frein à l’accès à Internet des personnes à revenus modestes,
  • par la pollution du web par du porno, des jeux débiles, des infos people, des profils Facebook, des vidéos de chats qui font du skateboard et autres tentations futiles et chronophages qui limitent le temps passé à réellement s’informer,
  • par l’uniformisation du message des médias « mainstream » pour mieux conditionner les populations.

De l’autre côté, on se rend compte de plus en plus que les personnes conscientes de la façon dont fonctionne le monde tournent en rond d’un site à l’autre donnant une fausse impression de nombre et de faire avancer les choses. Même si petit à petit les rangs s’étoffent, les "révolutionnaires du clavier", dont je suis, ne touchent principalement que des personnes déjà convaincues. Pour avancer, il faut aller dans le monde réel et parler à ces gens conditionnés par des décennies de bourrage de crâne.

C’est là que, n'en déplaise à quelques puristes détracteurs, le FN joue un rôle important grâce à sa forte visibilité médiatique unique parmi les véritables partis d'opposition. Peu importe que les idées qu'il défend soient parfois présentées de manière simpliste et caricaturale par soucis de démocratisation. Plus ses partisans seront nombreux, plus ces gens hors de portée de la sphère de résistance Internet se diront que quelque chose cloche et commenceront à se réveiller.

Les prochaines législatives permettront de se faire une idée de l’évolution des mentalités dont le thermomètre sera le vote « Rassemblement Bleu Marine » dans cette course contre la montre entre l’avènement douloureux du mondialisme et le réveil collectif des peuples. Au-delà des 20% il se passe vraiment quelque chose et ça peut bouger très vite, en deçà, la prise de conscience, si elle se manifeste un jour, arrivera probablement trop tard pour éviter la catastrophe.

samedi 2 juin 2012

Allons enfants de l'infamie... ♫



Dès que l’on massacre des civils et à fortiori des enfants, je m’interroge. Cet acte abject n’apporte aucun bénéfice stratégique ou diplomatique. En règle générale, s’il s’agit d’une tentative d’intimidation, ledit massacre est alors dûment (et logiquement) assumé sans complexe par le pouvoir en place (place Tian'anmen en 1989 par exemple). Sinon, le seul effet de telles exactions, à fortiori quand une meute de journalistes impartiaux est là pour dénoncer ce qu’on leur dit de dénoncer, est généralement de braquer contre soi instantanément l’opinion publique nationale et internationale en jouant sur le registre émotionnel lequel bloque généralement tant l’analyse que la réflexion.

La question que l’on doit se poser est donc toujours la même : à qui profite le crime ?

Et tant qu'à s'interroger :

Le docteur Bashar Hafez al-Assad, docteur en médecine spécialisé en ophtalmologie, ayant exercé plusieurs années en Angleterre, polyglotte (il parle aussi Français) est-il vraiment un tel imbécile ? En outre quand on a le choix de pouvoir faire absolument ce que l’on veut dans la vie et qu’on est un vilain méchant dans l’âme, choisit-on la voie de la médecine ?

Face à des populations civiles désarmées qui manifestent pacifiquement, les centaines de morts chez les soldats et les policiers syriens sont-ils le fait de chutes malencontreuses dans les escaliers ou de dérapages malheureux sur des peaux de bananes ?

Le fait que tous les bastions de la rébellion soient dans des zones frontalières disposant dans le pays voisin de bases arrière et de plateformes d’approvisionnement en armes et en troupes fraîches est-il simple coïncidence ?

Qui pourrait douter de la gentillesse de ces gentils combattants de la liberté recyclés d'al quaïda et du CNT Libyen, pays où, depuis la libération de la tyrannie et l’exécution démocratiquement et humainement exemplaire du vieux leader, on taquine gentiment les noirs qui meurent assurément de rire et on habille chevaleresquement les femmes des pieds à la tête pour qu'elles ne prennent pas froid ?

La vingtaine de soldats français pris la main au collet et capturés il y a quelque mois en Syrie sans qu’on en parle dans les journaux faisaient-ils simplement du tourisme avec leur matériel de soutien logistique ?

Bref attendons les résultats de l’enquête (et à mon avis on va attendre longtemps) avant de condamner et de virer des ambassadeurs à coup de pieds aux fesses.

Si les médias veulent vraiment nous faire pleurer, rappelons que le seul embargo sur l’Irak a tué dans l’indifférence générale plus de 1 000 000 d'enfants (cf. rapport UNICEF p.12), les bombardements de nos jolis avions en Libye (25 900 sorties aériennes) et les attaques en rase-motte de nos hélicoptères dans les rues de tripoli, on ne veut pas savoir (pas d’enquête). Je ne parle pas non plus des enfants qui crèvent dans des mines en Afrique pour que nous puissions fabriquer des téléphones portables ou des millions qui meurent de faim un peu partout et dont tout le monde se fout.

vendredi 1 juin 2012

ESPAÑA POR FAVOR



Si le brave Sully avait été contemporain, en guise de devise il aurait probablement dû se contenter de : «enfumage et cafouillage sont les deux mamelles de la France».
Si cela peut en consoler certains, notre beau pays n’a pas l’apanage de la prise de vessies pour à peu-près n’importe quoi : l’Espagne fait encore plus fort.

Pour bien comprendre la problématique je vous invite à visionner cette vidéo humoristique certes sous-titrée mais tout à fait limpide. La seule chose qui manque à l’équation, comme souligné fort justement dans un des commentaires, sont les taux trop bas de la BCE, inadaptés à l’Espagne et qui ont emballé la machine avec la même efficacité qu'une paire de banderilles plantée dans quelque endroit charnu.

Pour sauver la seule BANKIA, sa quatrième banque d'investissement, l’état Espagnol, lequel emprunte désormais à 6,4% à dix ans, le même état qui ne peut pas se permettre de gagner à l’Eurovision, va investir 23,5 milliards qu’il n’a pas sur un total de 50 milliards qu’il n’a pas davantage et destinés à « sauver » son système bancaire, rejoignant Sarkozy au panthéon des superhéros malchanceux dont le seul super-pouvoir consiste à avoir été piqués par une araignée radioactive sur la langue.

Là où cela devient comique, c’est que ledit système bancaire a sur les bras plus ou moins directement 3 millions de logements vides valorisés en pleine bulle autour des 200 000 € en moyenne (les forts en calcul mental auront déjà calculé que ça fait 600 milliards), auxquels il faut rajouter tous les logements encore habités mais dont les remboursements de crédits afférents ne seront pas effectués (pour raison de chômage entre autres) sachant que le taux de défaut, c’est-à-dire d’argent que les banques ne reverront jamais, est déjà de 7 à 8% soit largement supérieur à leur réserve fractionnaire (pour mémoire l’effondrement US consécutif aux subprimes s’est déclenché à partir d’un taux de 5%).

Quand on lit dans le Monde économique qu’il n’y a que « 180 milliards d'actifs immobiliers considérés comme problématiques » on finit par se demander s’il y a vraiment assez de veaux sur notre pauvre planète pour brouter toutes ces salades.

Depuis octobre, sous une forme ou une autre, plus de 3000 milliards d'Euros ont déjà été versés par la BCE avec peu ou prou le même résultat qu'un pet de lapin sur une toile cirée.
Lorsqu’on est conscient que l’on parle ici, de par l'effet domino inévitable, d’un effondrement général imminent faute de pouvoir injecter immédiatement, rien que pour l'Espagne, probablement plus de mille milliards supplémentaires et que Hollande veut nous rendre solidaires du naufrage avec ses eurobonds, on mesure l’étendue de la connerie proposée et la hauteur de vue de notre Grand Timonier.

La Grèce, laquelle par comparaison est une chiure de mouche, met déjà en danger l’euro mais l’Espagne elle, met en danger l’Europe toute entière. 

Faute de s'y être préparés (comment elle s'appelle au fait la blonde qui le prêche depuis plus d'un an dans le désert ? Marine quelque chose je crois...), si on en arrive là, sans vouloir affoler personne, il n’y a, à ma connaissance, dans l'histoire, que trois directions possibles : l’hyperinflation à la Weimar (prévoir une brouette de billets pour acheter du pain et trois brouettes pour acheter la brouette), la récession brutale style « les raisins de la colère » ou une bonne veille guéguerre mondiale pour peu que l'on arrive à foutre le bordel en Syrie..

jeudi 31 mai 2012

Hollande pays des moulins à vent



Comme tous les Français, j’attends beaucoup de ce dialogue social démarré sur les chapeaux de roues entre un gouvernement qui ne peut rien faire et des syndicats qui ne représentent personne (ce qui ne les empêche pas de ne pas être d’accord entre eux).

C’est vrai que lesdits syndicats ont eu des rôles divers et variés au cours de l’histoire, de Force Ouvrière créé et financé par la CIA après la Seconde Guerre mondiale, par le truchement d'Irving Brown et de Robert Bothereau, à la CGT longtemps l’agent de décohésion sociale en France du PCF aux ordres de feu l’URSS, avant de devenir tous ensembles, notamment sous Sarkozy, en échange du maintien de l’opacité de leurs finances internes, des récupérateurs de colères populaires à canaliser vers des voies de garage avant qu’elles ne deviennent incontrôlables.

Une nouvelle étape dans l’absurde a encore été franchie quand la CGT, sortant complètement de son rôle, a appelé à voter Hollande (après avoir servi de service d’ordre et de support logistique à Mélenchon). Je ne parle même pas de l’exclusion de certains adhérents au seul motif qu’ils étaient membres du FN. Je vois mal quelle place il reste pour la défense des travailleurs dans cette tambouille strictement politicarde. Je sais c’est naïf, mais on ne se refait pas.

Mais bon, pas d’affolement, l’agitation actuelle dont le principal effet est d'enrhumer les mouches, n’est qu’une prise de contact entre partenaires complices sociaux en  prévision des lendemains qui chantent qui nous seront concoctés en juillet… après les élections.

Pendant ce temps Montebourg a déjà sauvé à lui tout seul la moitié de l’industrie Française affrontant vaillamment l’avalanche de plans sociaux prédits par Marine Le Pen pour après les élections sous les quolibets de l’UMP qui jurait, croix de bois, croix de fer, que jamais, au grand jamais, ils n’avaient demandé à leurs amis de différer les conséquences d’une crise «derrière nous» jusqu'au lendemain de la réélection espérée du menteur à talonnettes.

On peut reprocher tout ce que l’on veut à Marine Le Pen et projeter sur elle les fantasmes les plus délirants, mais force est de constater que contrairement aux autres, elle ne s’est pas trompée sur grand-chose dans ses prévisions et ses diagnostics. Pour mémoire après la Grèce elle avait annoncé l'Espagne laquelle, étant donné la faillite camouflée de la totalité de son système bancaire au-delà des capacités salvatrices de l'Europe, va malheureusement lui donner encore une fois raison.

Libre à vous de vous obstiner et de croire que Hollande va réussir avec les mêmes méthodes là où Sarkozy a échoué et qu’on va encore une fois sauver la Grèce, l’euro, la croissance, le monde et la confédération intergalactique des planètes grâce aux euro-bonds qui sont au mot « dettes supplémentaires » ce que « non-voyant » est au mot « aveugle ».
Il faut juste garder à l'esprit qu'il y a une limite à la naïveté au-delà de laquelle on ne peut plus vraiment reprocher à nos hommes politiques de nous prendre pour des cons.

mercredi 30 mai 2012

J'ai deux Zemmour, Taubira et... ♫



Bien que je doute que ma modeste contribution serve à quelque chose devant ce que je qualifierai pudiquement de manque de flexibilité intellectuelle de l’internaute lambda lequel pourtant, contrairement au téléspectateur végétatif, n’est qu’à quelques clics de tous les éléments nécessaires à une saine réflexion, je vais tenter une explication de texte de la chronique tellement décriée de Zemmour sur Taubira.

Je précise que j’essaie d’expliquer le positionnement de Zemmour et non le mien qui est plus nuancé.

Zemmour dit depuis longtemps, fait irréfutable, que les prisons sont majoritairement peuplées de Maghrébins et de noirs et que la majorité des délits, y compris et surtout, ceux commis par les mineurs, sont le fait des mêmes franges de la population. Le fait, pour être moins choquant, de parler, à la place, de « personnes de couleur » et de « gens issus de l’immigration subsaharienne », ne change rien à la chose. Ce sont simplement des faits, lesquels n’impliquent aucune commutativité au sens mathématique et n’avalisent donc pas la thèse à la fois fausse et discriminatoire selon laquelle tous les noirs et les maghrébins (ou même une majorité d'entre eux) seraient des délinquants.

La plupart de ces délits étant commis par des hommes, en supprimant les tribunaux correctionnels pour les adolescents récidivistes et les peines plancher, Taubira favorise donc bien mécaniquement principalement des jeunes hommes noirs et maghrébins.

En ce qui concerne le harcèlement sexuel, il est le fait principalement d’hommes en situation de pouvoir dans l’entreprise donc, encore un constat, en majorité « blancs ». En outre en dehors de son côté tout à fait louable et justifié, il ne faut pas oublier que derrière cette loi se cachent aussi des mouvements féministes intégristes à dominante « lesbienne haineuse et castratrice » dont les visées vont beaucoup plus loin que la simple protection légitime des femmes en position de faiblesse. 

Il ne faut quand même pas négliger qu’une part conséquente des rencontres aboutissant à un mariage ou une union se font sur le lieu de travail dont l’asexuation complète n’est vraiment souhaitée ni par les uns ni par les autres.

En tous les cas, ceux qui seraient les plus concernés par les conséquences d'une loi votée à la va-vite sans une réflexion préalable de pur bon sens et sans définition juridique rigoureuse sont, mécaniquement, principalement des hommes «blancs».

On peut donc critiquer tant qu’on veut dans ce raisonnement la non prise en compte des causes sociales et culturelles qui poussent les uns vers la délinquance et les autres vers la «prédation sexuelle», mais d’un point de vue logique et factuel il est parfaitement fondé, même si c’est forcer un peu le trait, de dire que les orientations de la ministre de la justice mettent «les femmes et les jeunes des banlieues dans le bon camp des victimes à protéger et l’homme blanc dans le mauvais».

Il est clair que la généralisation "l'homme blanc", certes abusive et un brin provocatrice, ne doit bien évidemment pas être prise au pied de la lettre, ce qu’auront compris tous ceux capables d’appréhender le second degré et dont le nombre, au vu des réactions sur le net, ne tend pas vraiment à justifier notre place en haut de la chaîne alimentaire.

Tout ce qu'on peut reprocher à Zemmour c'est donc, au pire, de parier sur la bêtise ambiante pour rendre subversifs sur le fond des propos qui ne le sont pas factuellement sans que, du coup, on puisse légalement le lui reprocher dans notre société où comme chacun le sait la liberté d’expression est absolue tant qu'on parle des choses autorisées.

mardi 29 mai 2012

Lagarde erre

http://large.canalblog.com/tag/FMI


Je veux bien que l’on soit abrutis par le conditionnement scolaire et médiatique ainsi que par les métaux lourds qui migrent dans notre cerveau depuis les vaccins, les emballages en aluminium et les diverses saloperies que l’on mange et que l’on respire, contribuant à nous rendre mous du bulbe, mais les propos de Christine Lagarde, ce week-end sur la Grèce, sont l’archétype même de la manipulation médiatique. 

Le comble de l’ignominie étant de citer une école africaine où « les enfants ont une chaise pour trois » et sont de fait plus méritoires de son aide divine que ces fraudeurs de Grecs qui ne paient pas leurs impôts.

Comment oser se plaindre quand il y a tellement plus malheureux que nous ?

Il faut quand même savoir qu’avant d’être détournées allègrement par les oligarchies locales, les « aides » du FMI en Afrique, comme partout ailleurs, sont conditionnées à l’acceptation de privatisations massives lesquelles ont pour unique conséquence le pillage en règle des ressources du pays et l’aggravation de la misère.

J’attends toujours qu’on me cite un Pays, d’Afrique ou d’ailleurs, qui s’en est sorti grâce au FMI.

En outre, il n’est de problème, dans aucun village d’Afrique, que le don généreux d’un mois du salaire de notre distinguée concitoyenne ne pourrait régler définitivement si, comme elle le prétend, elle se sent autant touchée par la misère d’autrui.

Pour en revenir aux Grecs chez lesquels, exceptionnellement, elle n’est pas invitée à aller se faire voir, ceux qui ne paient pas leurs impôts, pas plus que leurs congénères aisés dans tous les pays du Monde,  ne sont pas ceux à qui on est en train de serrer impitoyablement la vis.

Et puis, autant les Grecs, aussi impécunieux soient-ils, pourraient concevoir que lesdits impôts servent à construire des routes, des hôpitaux et des écoles, autant ils auront du mal à creuser dans leur minimum vital dans le seul but de payer des intérêts aux banques, à l’instar de la France d’ailleurs où, pour ceux qui l’ignorent, la totalité du montant de l’impôt est déjà consacré au paiement des intérêts de la dette.

Combien de temps allons-nous accepter de payer de plus en plus pour avoir de moins en moins en matière d’infrastructures et de services publics ? Et pire que tout, il faut en plus supporter qu’on nous prenne pour des cons.

lundi 28 mai 2012

EUROVISION



Rassurez-vous, je n’ai pas perdu mon temps à regarder cet OMNI (objet médiatique non identifié) que tout le monde s’accorde à trouver affligeant, même ceux qui, tous les ans, s’obstinent masochistement à se l’infliger.

Je ne vais pas non plus me lamenter sur le score prévisible et déplorable de « la France » résultat, entre autres, du copinage qui prévaut, comme partout dans notre société, dans les choix des compositeurs, chanteurs et autres paroliers, stylistes et chorégraphes lesquels, année après année, se partagent un gâteau payé par notre redevance en dépit, souvent, de leur médiocrité et de leur manque de talent.

Ce que je trouve particulièrement triste dans ce spectacle, c’est que sans les commentaires de présentateurs encore plus au ras des pâquerettes que l’émission ne l’impose, il est carrément impossible de deviner le Pays représenté par chacun des candidats pour la bonne raison qu’aucun des candidats n’est représentatif. A de rares exception près, on assiste à un défilé plus ou moins formaté de pantins habillés n’importe comment et qui pour la plupart chantent en globish

Pourquoi donc ne pas imposer de chanter dans sa langue nationale, avec comme pour toutes les autres compétitions le drapeau ou les couleurs du Pays présents sur les tenues où à défaut, quand les quelques centimètres carrés de tissus recouvrant certaines chanteuses ne le permettent pas, sur la scène ?

C’est donc ça cette Europe qu’on veut nous imposer, uniforme dans sa médiocrité ?

Même dans des occasions aussi triviales, on peut mesurer que la direction prise n’est pas la bonne. En outre en dépit des Eurovision, festival de Cannes et autres Roland-Garros (panem et circenses) qui nous distraient pendant qu’on nous pond dans le dos des traités internationaux et qu’on prend des décisions à notre place, la crise n’est jamais vraiment très loin.

La victoire à l’Eurovision laquelle implique  l’organisation de la manifestation l’année suivante par le pays vainqueur, est devenue une patate chaude. L’Espagne par exemple a vivement déconseillé à sa candidate de gagner, le pays pouvant difficilement assumer, tant financièrement que politiquement, compte tenu de la crise,  les coûts d’une telle organisation.

Réjouissons-nous, quand-même, car pour notre beau pays au moins, ce dilemne n’est pas près de se poser.

dimanche 27 mai 2012

UMP : Une Mauvaise Pente

http://reiss.over-blog.com/article-combat-des-chefs-a-l-ump-56355598.html


Les puristes diront que le sigle U.M.P. a loupé sa vocation à devenir un acronyme puisqu’il peut se prononcer comme un mot : « ump ». On aurait pu ainsi se moquer de cette droite caviar en qualifiant ce met délicat d’œufs de l’ump. Mais sigles ou acronymes, dont on use et abuse dans notre société, ont ceci de pervers qu’on oublie généralement le nom qu’ils abrègent.

UMP signifiait originalement « Union pour la Majorité Présidentielle ». Anticipant de façon curieusement prémonitoire que ce nom pourrait être source de confusion en cas de perte des élections, la signification en a été changée en « Union pour un Mouvement Populaire ». Dans le premier cas on comprend, dans le second il faut faire un plus grand effort d’imagination.

Dans tous les cas, ce souci d’économie et de recyclage, qu’on aurait aimé voir appliquer avec autant de zèle à la gestion de notre beau pays, est éminemment louable. Pour rester dans ce même esprit on pourrait proposer la signification plus d’actualité de : « Union pour la Machine à Perdre ».

En effet, comme si la persistance absurde dans la diabolisation du FN ne suffisait pas, voilà maintenant que s’instaure une pitoyable guerre des chefs entre celui sensé avoir dit qu’en dessous de 5000€ par mois on n’avait que des minables et le fils spirituel de feu Joël Le Theule, dans le privé beaucoup plus enjoué (pour ne pas dire gai) que son air habituel et certains de ses positionnements, pour le coup hypocrites, pourraient le laisser supposer et amateur, de surcroit, d'appartements somptueux aux frais du contribuable.
Cela m’inspire encore une idée pour ce sigle décidément recyclable à l’infini : « Union pour la Médiocrité Politique ».

Le parti Socialiste suffisant amplement à assurer la défense du capitalisme sans frontières, cette UMP sans programme et sans chef connaît une crise d’identité sans précédent à la mesure de la prise de conscience de son inutilité. On pourrait dès lors s’interroger si UMP ne signifie pas plutôt « Union vers une Mort Prochaine ». Ce serait certainement souhaitable car on y verrait plus clair dans le paysage politique et cela permettrait la naissance d’une autre opposition en déplaçant l’axe fictif « gauche / droite » vers celui, plus concret, de « nation / mondialisme ».

Non pas que la nation avec son drapeau, son hymne et ses flonflons soit la panacée universelle, mais c’est la seule structure capable de nous prémunir, par la force décuplée des solidarités réelles et du travail en commun, contre le mauvais grain qui s’annonce. L’idée d’un monde unique et uni est en soi généreuse, mais tant la mondialisation présentée mensongèrement comme un mouvement naturel inéluctable, que le mondialisme qui cherche à la bâtir sur des bases pourries, sont des voies qui ne pourront conduire qu’à la catastrophe qu’elle soit financière, humaine ou écologique.

samedi 26 mai 2012

La vérité si je mens



Même si, j’en suis persuadé, il existe des individus pervertis au-delà de l’humain, la majorité d’entre nous conserve quelque part, au moins sous forme embryonnaire, cette notion élémentaire du bien et du mal qui prend sa source bien au-delà des dogmes et de la morale.

Force est de constater que même certains de ces journalistes que je critique souvent, saisissent de temps à autre une occasion de soulager à peu de risque leur conscience par une petite phrase, un lapsus, une remarque ou une affirmation déguisée en question qui dénoncent le système.

Leur façon à eux de dire : « j’ai besoin de bouffer (et d’avoir une piscine dans ma maison de campagne), mais si les choses bougent et que le rapport de force s’équilibre, je suis prêt  à le faire pencher du bon côté car à trop m’asseoir sur la déontologie, j’en ai comme des hémorroïdes morales.»

Ces gens se manifestent plutôt à la radio, la télé recrutant exclusivement parmi les plus talentueux à se soumettre ou les trop cons pour comprendre (l’un n’excluant malheureusement pas l’autre), ce qui provoque parfois une pathologie référencée par de plus en plus de thérapeutes sous le vocable «d’aphatie» mentale canalplusienne.

Des fonctionnaires zélés de la pensée unique qui, dans un commun effort, mettront toujours un point de déshonneur à être, sinon plus royalistes que le roi, en tout cas plus européistes qu’Attali lequel, et c’est révélateur, n’est qu’à une inversion de voyelles près de la faculté qu'ont les huns à la place des autres d’empêcher l’herbe de repousser partout où ils passent (ce qui ne serait pas souhaitable car c'est un homme qui voyage beaucoup).

En outre, en raison des projecteurs braqués sur elle, la piste aux étoiles cathodique ne laisse aucune marge de manœuvre aux improbables qui auraient pu miraculeusement passer entre les mailles. Comme disait Coluche : «A la télé ils disent rien: c’est normal y a trop de gens qui regardent!»

Tout ça pour dire que ces derniers jours, j’ai été réveillé au son d’une radio nationale coup sur coup par une interview gentillette du Front National et une chronique assez honnête sur la situation internationale, au point que je me suis demandé si je n’étais pas en train de rêver que je m’étais réveillé. 

Ce matin, hélas, la même chroniqueuse, les doigts probablement encore endoloris des coups de règle reçus, a cru bon de faire un peu de zèle, l'air de rien, sur les droits de l’homme en Russie, pays redevenu du jour au lendemain, comme vous l'avez sans doute remarqué, une infâme dictature.

Bien sûr, seuls de pervers complôtistes pourraient voir dans cette chute en disgrâce diplomatique un lien quelconque avec le fait que, contrairement à ces lieux de sérénité et de tolérance que sont, entre autres, le Qatar et l'Arabie Saoudite, Poutine ne fait pas vraiment avancer l’annexion stratégique de la Syrie et de l’Iran programmée par les gentils démocrates si prompts à défendre les droits de l'homme .. à pomper du pétrole pour leur compte.

Ce qui est pervers ce n’est pas tant les dénonciations, parfois justifiées, et certains mensonges repris en boucle à l’unisson sans prendre la peine de vérifier, que le « deux poids deux mesures ». A quand la chronique enflammée sur les États-Unis qui ont fait rien moins qu'avaliser entre autres et en dépit d’un président « prix Nobel de la Paix » : l’assassinat politique, l’espionnage systématique, la torture (sous réserve quand même qu’elle ne laisse pas de traces physiques) et l’emprisonnement sans procès de tout citoyen pour une durée indéterminée…?

Preuve, au passage, s'il en était besoin, que si elle veut s'en donner la peine, la gauche peut faire largement aussi bien que la droite...