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samedi 10 janvier 2015

Connerie Hebdo


Il est des jours où l’étendue de la connerie humaine donne envie de pleurer.

Charlie Hebdo était un journal de merde au bord de la faillite, subventionné par le système, et qui abritait une bande de nuisibles et de faux subversifs, à des années-lumière d’un Choron ou d’un Cavanna. Ces quasi fonctionnaires passaient leur temps à produire des dessins scatologiques et gratuitement outranciers à l’encontre de deux des religions du livre (si j’ai bonne mémoire il y en a pourtant trois) et de tout ce qui combat l’ordre établi, du FN à Dieudonné. De quoi donner un orgasme à Manuel Valls.

Des parasites pervers n’ont pas à devenir des saints juste parce qu’ils sont morts, même si l’on peut déplorer, humainement en tout cas, des actes d’une violence inacceptable qui sont pourtant le lot quotidien de beaucoup de pays dans le monde sans jamais émouvoir personne entre le fromage et le dessert.

Ces nouveaux martyrs étaient autant le symbole de la liberté d’expression qu’Angela Merkel est celui de la féminité et Hollande celui de l’intelligence. Je doute que si l’attentat s’était produit dans les locaux du journal « Minute » il se serait trouvé autant de thuriféraires pour manifester au nom d’une « liberté d’expression » qui n’est plus, dès lors, que la liberté de penser comme eux.

L’exclusion, de fait, du FN des rangs des moutons bêlants qui n’ont pas compris que manifester contre l’islamisme, sans lutter contre ses causes, a à peu près autant d’effets que manifester contre la pluie, ne fait que corroborer ce triste constat.

Qu’autant de gens, dans un réflexe pavlovien navrant, puisse répondre comme un seul homme à l’invitation d’un pseudo « ennemi de la finance » lequel ne recueille d’ordinaire le soutien que d’un pour cent de la population et défiler aux côtés de tout ce que la France et l’étranger compte comme traîtres et pourritures, pompiers pyromanes dont l’action délétère, depuis des décennies, est à l’origine de la situation tant dans l’Hexagone qu’hors de nos frontières, m’enlève mes dernières illusions sur la capacité de notre pays à pouvoir se redresser un jour.

Charlie hebdo était de la même texture que ces excréments dont il barbouillait allègrement, au sens propre, dans ses dessins, tous ceux avec lesquels il n’était pas d’accord. Je laisse ceux qui arborent, parfois naïvement, « je suis Charlie » sur quelque partie que ce soit de leur anatomie ou de leurs vêtements, décoder tout seuls la signification profonde et odorante de cette affirmation et se demander pourquoi, de tous les slogans qu’on aurait pu trouver pour canaliser une indignation légitime on leur a choisi et imposé celui-là.

Je ne suis pas Charlie.

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